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Un moteur puissant pour l'économie locale

Le projet de parc éolien en mer des Deux Côtes, au large de la Somme et de la Seine-Maritime, sera un accélérateur majeur pour toute l'économie picarde et haut-normande.

En phase de développement, près de cent personnes et une trentaine de sociétés sont déjà intervenues, en 2008, pour les études de faisabilité techniques et environnementales. Ce nombre ira croissant avec l'avancement du projet. En phase de travaux, pour le projet privilégié "Large", jusqu'à environ 2 000 emplois seraient mobilisés.

La construction et la maintenance du parc feront largement appel aux installations portuaires et aux compétences maritimes existantes, et mobiliseront 1 600 à 1 900 emplois.

Par l'ampleur du projet et sa durée d'exploitation de 30 ans (renouvelables), au moins 150 autres emplois créés seront durables.

Ces activités nouvelles sont celles de la construction, de l'exploitation et de la maintenance du parc. A l'instar de Dunkerque, choisi par Vestas pour la construction des éoliennes du parc anglais de Thanet, ces activités nouvelles utiliseront les installations portuaires locales comme Le Tréport, Dieppe ou encore Le Havre, en fonction de la nature des travaux. Le port de Dieppe reçoit déjà les chargements d'éoliennes pour les implantations terrestres de Haute-Normandie et du nord de la Région parisienne, il pourrait en être de même avec les éoliennes en mer. Le Tréport et Dieppe deviendront des bases à terre à partir desquels seront assurées les activités de maintenance des futures éoliennes du parc des Deux Côtes. De nouveaux cursus scolaires et des formations professionnelles pourraient être mis en place pour répondre aux besoins d'une filière éolienne offshore en pleine croissance.

Enfin, le parc éolien des Deux Côtes générera une taxe spécifique à l'éolien en mer en fonction de la puissance retenue (uniquement pour le projet privilégié "Large" et la variante "Littoral"). Cette somme sera répartie entre les communes concernées et un fond départemental pour les activités maritimes de pêche et de plaisance.

 

Pêche et éoliennes peuvent faire bon ménage

Les éoliennes ne font pas fuir les poissons, au contraire. Plusieurs études, au Danemark et en Grande-Bretagne, l'ont démontré. Mieux encore, les suivis des parcs offshore nordiques ont démontré l'impact positif sur la reproduction des poissons de l'effet "récifs artificiels" des éoliennes. La pratique des "arts traînants" (chalut, drague, etc.) serait a priori interdite à l'intérieur du parc éolien pour des raisons de sécurité, mais toujours possible autour du parc éolien. En revanche, les "arts dormants" (filet, palangre, ligne, casier, etc.) seront possibles à l'intérieur du parc éolien.

La Compagnie du Vent envisage l'installation de récifs artificiels dans et autour de son parc éolien. Tous les pêcheurs, professionnels et amateurs, connaissent l'attirance des poissons pour les récifs et les épaves. La technique du récif artificiel, déjà ancienne au Japon, est très courante. Elle fait partie intégrante de l'économie de la pêche nippone. Très efficace, elle se développe au Royaume-Uni (en Manche par exemple), au Portugal, en Espagne, en Italie, toutes nations confrontées à la raréfaction des populations de poissons.

Bien évidemment, ces projets qui concernent au premier chef les professionnels ont été soumis aux comités des pêches du Nord-Pas-de-Calais/Picardie et de la Haute-Normandie par La Compagnie du Vent.